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ALLER / VENIR

De l’aéroport international de Bangkok, dans le hall d’arrivée, des rabatteurs racolent les passagers pour des «airport taxi». On vous emmène à un comptoir, vous payez à l’avance et vous embarquez à bord d’un luxueux véhicule aux sièges en cuir. Ça vous aura coûté dix fois le prix d’un taxi ordinaire au compteur pris sur le trottoir à quelques mètres de là, mais comme vous venez de débarquer et que vous ne connaissez pas encore le système, vous vous faites arnaquer en connaissance de cause.
Les taxis de Bangkok sont très bon marché. La contrepartie est la lenteur de la circulation dans les embouteillages. Ils sont cependant indispensables car le Skytrain ne dessert pas tous les quartiers tandis que les tuk-tuk, plus rapides car ils se faufilent entre les voitures, sont des pièges pour les poumons, on y respire toute la pollution de la ville. Le Skytrain est rapide, efficace, propre et relativement cher par rapport au niveau de vie local ce qui explique qu’il ne soit pas surchargé de voyageurs. Trois lignes sont actuellement en service, auxquelles s’ajoute une ligne de métro souterrain qui ne dépend toutefois pas de la même autorité (tickets différends). Le bus reste le moyen le moins cher et le plus lent pour se déplacer à Bangkok. Des bateaux publics circulent également sur la rivière Chao Phraya avec escales à des embarcadères (pier) mentionnés sur les plans de la ville.

DORMIR

Convoitée par les touristes et les voyageurs d’affaires, Bangkok compte une palette hôtelière immense qui va de la pension sordide (comme dans le film The Beach) au palace le plus fastueux. Nombreux hôtels 2, 3 et 4 étoiles sont immenses, dépassant allègrement les 30 étages et 500 chambres, n’ayant aucun charme mais offrant un confort décent par rapport à leur catégorie et à leur prix. Nous évoquerons ici trois adresses qui sortent du lot.

L’Oriental est le palace le plus célèbre de Bangkok et une des adresses les plus mythiques de l’Asie. Et pourtant, quelle est la surprise du voyageur qui débarque, de découvrir, au détour de rues anonymes, une façade insignifiante et un hall, certes élégant, mais dépourvu de toute originalité. L’Oriental n’a pas la beauté du Raffles de Singapour et du Peninsula de Hong Kong. Mais il a le capital humain (ou capital social, comme dirait Pierre Bourdieu). L’Oriental est réputé pour offrir à sa clientèle un service d’exception qui laissera un souvenir plus tenace que tous les ornements. Et ceci n’est pas un mythe. Chaque client est considéré comme un invité personnel. Vous reviendrez dix ans après un premier séjour et on se souviendra de vous et de vos habitudes. Habiter dans cet hôtel est une autre idée du luxe. Une idée qui se complète par l’expérience du spa (accessible aux non résidents), sans doute un des plus merveilleux du monde.

Dans une catégorie bien plus abordable, The Davis, Bangkok offre un excellent compromis pour ceux qui désirent le confort d’un quatre étoile dans une ambiance moins anonyme que celle des grandes chaînes internationales et sans se ruiner. The Davis donne une image plus raffinée avec mobilier de designers prestigieux, une image aussi plus jeune (surtout trentenaire). Les chambres sont spacieuses et confortables et la piscine sur le toit est un atout non négligeable.
Reflections, Rooms in Bangkok est sans doute l’endroit le plus original pour séjourner dans cette ville. Esprits conventionnels, s’abstenir.
L’immeuble est rose, le hall couvert de peintures style manga et orné d’objets bizarres inspirés de l’univers de Niki de Saint Phalle. Chacune des 28 chambres a été créée par un artiste sur un thème. La 407 Taj Mahal (signée Annop Vasurat) est une des plus spectaculaires, comme un décor de film de Bollywood, couleurs flashy et arcades mogholes, pas très fonctionnelle mais mémorable. La chambre la plus convoitée reste la 410 de Jitsing Somboon. L’artiste a inscrit, sur la porte : ”This room is supposed to be a white frame of canvas while you stay in. You are being a subject of my work”. Et pour cause: La chambre est équipée de camera vidéo qui filment tout et partout. A la fin de se son séjour, le client de voit remettre le film de sa vie privée. Vive le voyeurisme et la télé réalité. Les mauvaises langues disent que la fille du roi de Thaïlande est une habituée de la 410.

Deux hôtels de luxe méritent aussi d’être mentionnés pour l’élégance de leurs espaces et le raffinement de leurs prestations: The Sukhothai et le très stylish Metropolitan.

MANGER

Manger peut être la cause d’un voyage à Bangkok tant cette ville abonde en possibilités culinaires. Des tables improvisées sur la rue entre deux cuisines ambulantes ou des chaînes de fast food locales permettent de se nourrir en abondance sans débourser gros. Au haut de l’échelle, la ville abonde en adresses somptueuses pour se délecter de la succulente nourriture thaïe, à moins de préférer les cuisines chinoise, indienne, japonaise ou européennes généreusement représentées, dans un cadre souvent enchanteur.

Face Bangkok (29, soi 38 Sukhumvit, rd, 66-2 7136048) est un adresse de rêve. Un jardin tropical et trois maisons en bois sur pilotis dans le style traditionnel thaï. Il y a un spa (et quel spa!), un lounge bar et deux restaurants: Lan Na Thaï, pour la cuisine locale et Hazara pour l’Inde. Les salles sont ornées d’objets d’art et de statues qui apparaissent discrètement à la lumière tamisée. Le cadre n’est pas la seule de magnifique. Le contenu des assiettes est royal. C’est cher pour l’Asie mais ça vaut vraiment la peine de se faire plaisir.
Pour déjeuner ou dîner agréablement du côté de Ratanakosin (près du Wat Pho et du Palais Royal), Saputra River House (206 soi Wat Rakhang, tel: 4110305) est l’adresse qu’il faut. Un bateau privé vous emmènera du pier du Tha Mahathat sur la rive de Thonburi. Bonne cuisine (plats parfois originaux et pas au goût de tout le monde) dans un cadre chic avec vue.

BOIRE / DANSER

Prendre un café dans un shopping mall ou siroter un martini à la terrasse de l’Oriental au coucher du soleil. Et la nuit, suivre la tendance des adresses du moment. Notre meilleur choix est actuellement le Bed (26 soi Sukhumvit 11, tel: 02 6513538), une capsule cylindrique blanche divisée en deux espaces, le Bed Bar et le Bed Supperclub. Chacun a son DJ, sa musique, son ambiance et son bar. Il est possible de passer continuellement de l’un à l’autre au gré de son humeur ou de là ou ça chauffe le plus. Très branché, surtout en week end. Attention, les clubs ferment tôt à Bangkok: 1 heure du matin.

ACHETER

On trouve tout à Bangkok. Dans les magasins et les centres commerciaux de Siam Square et de Chit Lom, des boutiques de grand luxe aux petites bicoques pour dénicher des articles de papeterie coréens ou des faux bijoux indonésiens. Au marché aux puces de Chatuchak (samedi et dimanche, 8h-18h), les allées sont segmentées par sections. Il y a des vêtements, des meubles, des tissus d’ameublement, des vraies et surtout fausses antiquités, des plantes médicinales, des animaux et des œuvres de jeunes peintres. Un lieu de promenade génial pour tâter le pouls de la métropole et de ses habitants.